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Pourquoi aime-t-on le reggae ?

Depuis près de 50 ans, le reggae ne cesse d’attirer les foules. Pourquoi ? Qu’est-ce que ce rythme musical apporte à ceux qui l’adorent. Et surtout, comment a-t-il réussi à devenir si populaire ? Apparu dans les années 60 en Jamaïque, le reggae se positionnait essentiellement comme une musique de résistance. Résistance à la société, résistance à l'impérialisme, résistance à l’oppression et aux préjugés raciaux.

C’est une musique des ghettos qui se devait d’exprimer la colère et le désespoir de ceux qui y vivaient. C’est aussi une musique, qui pendant longtemps, prônait un retour aux racines africaines. Il n’est donc pas surprenant que pendant longtemps, son public était essentiellement jamaïcain. Il faudra attendre le début des années 70 pour qu’il connaisse enfin un succès retentissant dans le monde. Aussi surprenant que cela puisse être, le reggae a rapidement été adopté dans l’Hexagone. Étrange ? Pas tout à fait ! Les vagues de contestations dans les pays occidentaux étaient immenses. Aux États-Unis et en Europe, la ségrégation raciale, les manifestations pacifistes, le féminisme et bien d’autres mouvements contestataires mobilisaient les foules. Le reggae n’était pas une musique pour élus. Nul besoin de prendre une Paris escort sur http://www.6annonce.com pour aller à un concert, c’était une musique de masses et celles-ci étaient sous le charme.

Une locomotive nommée Bob Marley

Ce mélange de rocksteady et ska débarque donc dans l’hexagone sur un sol particulièrement fertile. Très vite, les minorités, puis de nombreuses autres personnes se sentent touchées par les messages que cette musique véhicule. Parmi les chanteurs à l’origine de ce rythme, Bob Marley se démarque rapidement.

Ces chansons ne reflètent pas seulement la vie dure qu’il a lui-même vécue à une période de son existence. Elles transmettent également des messages d’espoir qui charment les foules. À sa mort en 1981, le reggae est au firmament. Hélas, cette perte entraîne aussi une chute de la popularité du rythme. Malgré la présence de mastodontes comme Peter Tosh, Bunny Wailer, Jimmy Cliff et bien d’autres artistes célèbres, le passage à vide est inévitable. Aucun artiste n’a suffisamment de charisme pour reprendre le flambeau.

La renaissance des années 90

Les années de contestations massives sont passées. Bob Marley est toujours aussi présent et inoubliable. Les géants comme Peter Tosh et Bunny Wailer et des vrais génies comme Garnet Silk L’Archange continuent à combler les foules, mais le public attend quelque chose de neuf. Il l’obtient au milieu des années 90 avec les “new roots”.

Ce mouvement est déclenche par la mort du jeune génie que fut Garnet Silk. Pendant longtemps, il parvient presque seul à “résister” à la montée en puissance de la dancehall qui n’offrait que le rythme, ses textes traitant essentiellement de sexe et violence.L’apparition des “new roots” marque le retour aux textes conscients et pertinents. Très vite le mouvement prend de l’ampleur et remet le reggae classique à l’ordre du jour. De nombreux artistes comme Warrior King, Richie Spice, Fantan Mojah et Gyptian comblent les fans.

Parmi les artistes francophones, on ne saurait passer outre Don Pako. Après des débuts impressionnants au sein du groupe A.R vers la fin des années 90, il se lance dans une carrière solo au début des années 2000. Il est, à juste titre, considéré comme l’un des artistes les plus talentueux de sa génération. On aime le reggae parce que c’est une musique de dialogue. Il est agréable de se rendre compte que plus de 50 ans après son apparition, le reggae est vivant et plus populaire que jamais.